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La vie est un long fleuve magique.
A l'heure où mes collègues déjeunent, Quand les élèves tapent du ballon dans la cour Et les jeunes filles qui sourient A leurs songes féeriques colorent leurs joues D'un filet léger de terre de Sienne, reniflent l'effluve Dissimulé sous la poudre, A l'heure où les téléphones filaires cessent pratiquement Leurs sonneries litaniques et régulières, A l'heure où mes jambes tremblent Et vous savez c'est l'heure où je transpire et hésite, Parce ce que ce n'est pas un lundi ordinaire, Il n'est pas l'heure passagère, non, Il est midi, il est vingt heures, Je suis collée contre le coffre de ma voiture, Elle m'est familière, elle me rassure Et je vais appeler Verlaine.
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