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Le fil de l’invisible
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Écrit par Hervé G.
  
C’est une tête d’épingle sur une toile tendue à l’extrême, en Castille, chaude, extrêmement tendue, torride, sous le vol concentrique d’un vautour pesant et menaçant, mais si majestueux, si imposant, seulement par son silence.



Ayllón, je crois. Le nom du village.

Du passé au présent à l’image mal figée d’une façade décrépie, lépreuse, laissant transpirer autant quelques pierres taillées aux titres de noblesse multi centenaires, que d’autres emplâtres de briques tiers-étatiques remplissant dangereusement les absences de ce qui, finalement, cache à la rue un intérieur invisible comme un registre d’état civil refermé.

Le Vieux est là, dehors, assis sur une chaise qui, probablement, l’aura accompagné dans sa vie plus longtemps que sa propre épouse.
Assis au soleil, une casquette plate scellée sur un crâne livide aux brins de cheveux blancs épars qu’on voudrait tant caresser.

Assis dans la rue, fixant dans sa main gauche ramenée devant son nez, un morceau de bakélite, une radio, grosse comme un livre et qui le retient à la vie par un fil invisible.

Et plus tard encore, sur la route, tirés aussi du passé, des sons époussetés, revenus à la vie, de l’ «Oreille en Coin », d’un Mermet, d’une Kriss, d’un Amadou.

Et maintenant, en plus, encore, ces lignes pour vous, pour nous, tous ces fils invisibles qui nous tissent sans relâche : notre vie, aussi unique qu’universelle.


Commentaires
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Jones  - Le fil de l?invisible   |2010-08-10 22:44:34

Ambiance bien rendue, l'auteur nous laisse volontairement sur notre faim, ce que j'adore.

Ce que j'adore moins, ce sont les phrases alambiquées style :"une façade décrépie, lépreuse, laissant transpirer autant quelques pierres taillées aux titres de noblesse multi centenaires, que d'autres emplâtres de briques tiers-étatiques remplissant dangereusement les absences de ce qui, finalement, cache à la rue un intérieur invisible comme un registre d?état civil refermé."

Déjà le "autant "(autant) que.."
est une forme bâtarde.

Alors, les "briques tiers_étatiques" , on a compris, mais ça sonne calamiteusement cacophonique.

Et puis, t'aurais au moins pu couper la phrase en deux. Cruauté inutile vis-à-vis du lecteur.

Quelques mots superflus : sa "propre" épouse.
Une incongruité : comment pouvoir décrire un crâne livide sous une casquette ?

Un mot  de trop : cheveux  blancs épars qu'on voudrait "tant" caresser.
Qu'on voudrait caresser suffit.

Et la chute : aussi lourde qu'un dictionnaire des sciences morales et politiques.

Ca mis à part c'est impeccable:-)

 Cirroco

Réponse de l'auteur :

Tout bien d'accord avec toi, Lisbeth de Fulgures ! Un gars disait, l'autre jour, que si on a l'idée, on ne doit pas écrire avant de savoir comment on va l'exposer... J'ai pas suivi son conseil, pas laissé le temps pour décanter et organiser, l'appetit plus grand que... D'où le résultat partagé... je profiterais bien des commentaires pour essayer de le refaire... avec le temps et vos conseils... Merci la Jones ! ;o)

Noz   |2010-08-11 17:14:33
Assez d'accord (c'est du belge ça? ) avec la cocotte. Première phrase trop alambiquée. On frise la saoulerie. Par contre, j'aime le "TANT caresser" qui traduit si bien ce geste suspendu ...à un fil.
Belle chute...question de fréquence je suppose :o)

Réponse de l'auteur :

J'opine itou, je me gratte le cerveau et essaie de remettre ça... une autre tournée, pour ainsi dire... Merci Vous ! ;o)

Jones  - C'est du belge ?   |2010-08-11 19:31:09
Non, pas du tout : en Belgique on dit foutrement assez d'accord

Cirroco

Réponse de l'auteur :

Il me semble qu'en Belgique le foutrement coule à flot... inondation ou éjaculation pré-Corse ? ;o)

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