|
Rendons aux dieux c'qui est odieux |
|
(et au passage à Gainsbarre son premier vers puis son dernier verre)
Dieu n'est qu'un fumeur de havanes Et l'homme n'est qu'un partouzard Que Dieu dans sa caravane Entraine au plus grand des hasards.
Ses créatures se pavanent. Il leur retire leur falzar. C'est le bazar dans la savane. C'est l'Alcazar des bondieusards.
L'homme s'égare néanmoins Et Balthazar en est témoin Là où copulent les blasphèmes Là où tous les quasars essaiment
Là où règnent de grands trous noirs Comme d'immenses laminoirs Qui voudront avaler l'immonde Depuis l'origine du monde.
Les hommes y croient Y' a pas de lézard Rendons à Dieu c' qui est odieux Et au hasard c' qui est aux dieux Puis écrasons notre cigare
Sur la figure de César. Soyons fous inventifs bizarres Soyons les gardiens de ces arts Dont le point d'orgue est le Nasard.
Oui Dieu est fumeur de havanes Lanceur de dé, père fouettard Vois il a l'humeur impassible Il ne rate jamais sa cible.
L'homme est allumeur de pétards Mouillés mais sous la pluie il chante A l'occasion lanceur de vannes Osées subtiles ou méchantes
Il assortit tous ses costards à la couleur de son humour Qui est de l'autre l'avatar ? Et qui mérite un peu d'amour ?
|