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de grand-père Jocelyn Hébété
― Il était une fois… Voyons, voyons, c’était quand cette fois ? Ah, j’y suis ! Il était une fois… Voyons, voyons, c’était où cette fois ? ― Mais, grand-père, si tu ne te souviens pas… ― Ah ça, garnement ! Comment peux-tu supposer que j’ai perdu la mémoire ! ― Je ne le suppose pas grand-père. ― Ah, quand même. Or donc, il était une fois… Voyons, voyons… ― J’en suis sûr. ― Tu es sûr ? Sûr de quoi ? ― Je suis sûr, grand-père, que tu as perdu la mémoire. ― C’est impossible, voyons ! Laisse-moi te raconter une belle histoire. Une bien belle histoire qui m’est arrivée il y a longtemps. ― Moi, je veux bien. Mais tu es certain, grand-père de bien te souvenir… ― Absolument. Tu veux que je te raconte une bien belle histoire qui m’est arrivée il y a longtemps ? ― Mais, grand-père… ― Il n’y a pas de mais. Je vais te raconter une bien belle histoire qui…
L’enfant, qui était un enfant sage avant que son grand-père ne se mêlât de lui raconter une bien belle histoire qui lui était arrivée il y a longtemps de cela, perdit sa patience angélique. Il écrivit au président de son cher et beau pays pour lui demander de tirer à vue sur toutes les personnes d’un âge certain qui se mêlent de raconter des histoires à des enfants sages. Il y eut débat au parlement.
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