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J’aime Sophie. J’aime son visage et l’éclairage étrange que lui donne son âme en filigrane. J’aime les seins de Sophie, comme deux cœurs défenestrés, Je les lui vole à pleines paumes, les lui tète comme la dernière Camel d’un condamné. J’aime la chatte de Sophie, je lui dis que je dis « chatte » en parlant de la sienne et qu’à elle ça lui va bien. J’aime embrasser sa chatte, lui faire du bouche à bouche pour ranimer l’animal tapi entre ses tripes. J’aime y coller ma joue, y tenter un recouchement, lui murmurer des confidences. J’aime les mains de Sophie, elles sont fines et pâles, ses mains sont des clés tièdes, deux petits cerbères apprivoisés, elles sont pleines de secrets. J’aime le cul de Sophie, la vigie de deux longues jambes toujours sur le qui-vive, le contrepoids de son intellect, j’aime y saliver, y mordre et lécher les contours de l’hippocampe encré de bleu et de rose. J’aime Sophie, Sophie elle, aime être aimée, c’est tout.
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