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Le son du premier impact m'a surpris en pleine gorgée de lait et j’ai failli m’étouffer. Ça venait du toit et maintenant quelque chose dégringolait le long de la pente de tuile. J’ai vu une forme de la taille d’une biche passer devant ma baie vitrée,
et puis le plooouff formant un geyser d’eau de piscine aspergeant mes massifs de rhododendrons ! Putain ! Du chlore sur mes rhododendrons ! J’ai planté là mon petit dej pour aller voir ça. J’en suis resté tout con, là au milieu de mon bassin olympique, flottait le corps d’une femme, une brune, à poil et plutôt pas mal vu d’ici. C’était quoi ce bordel !! À peine le temps d’échafauder l'hypotése d'une femme-canon alcoolique ou d'une campagne publicitaire pour le divorce, que j’ai aperçu un autre corps chutant des branches d’un eucalyptus. Malgré l’effet de surprise j’ai eu l’heureux reflexe de regarder en l’air. Le ciel était couvert de taches plus ou moins minuscule. J’en ai suivi une qui me semblait plus grosse et qui, en quelques secondes, a pris le visage épouvanté d’une blonde en chute libre sans élastique, juste de temps d’un pas en arrière puis le son d’un fruit trop lourd, trop mûre, sur une terre trop dure. Elle s’est crashée à mes pieds, aspergeant à l’occasion mon peignoir Hermes de matières cérébrales.je suis rentré me mettre à l’abri fissa, juste avant que le déluge ne commence. Ça tombait de partout dans un fracas épouvantable, des brunes, des noires, des asiatiques, toutes sacrement bien foutues, avant l’impact, ça n’a pas duré plus d’une minute, le temps de voir s’empiler des femmes sur une hauteur d’un mètre environ. j'ai attendu que ça se calme,j'ai passé un coup de fil aux service municipaux,ça allait foutre un sacré bordel de circulation.
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