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Le faux poète
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Écrit par Georges Elliautou
  
et des vrais alexandrins


On dirait une pieuvre arpentant une plage,
Main froide et obstinée errant sur le papier ;
D'elle jute de l'encre en un rythme estropié
Qui traîne sur la feuille un dernier déballage.

Jadis, lorsqu'il était dans la force de l'âge,
Il avait tant écrit, et cent fois recopié
Des vers sous le joug de son style pompier,
Tout faraud de se croire admiré du village.

Las ! Aucun ne sut voir en lui le grand poète,
Le créateur d'un monde en sa trop grosse tête
Où tout était plus beau que la réalité.

À présent son regard fixe le crépuscule ;
Il réalise enfin, le stylo arrêté,
Qu'écrire sans talent pèche par ridicule.



Commentaires
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catox   |2010-07-13 12:20:43
les alexandrins me fatiguent, qui a eu cette idée de 12? ca répond à quoi, à une expiration? qui peut m'expliquer les origines de ce diquetate?

Réponse de l'auteur :

C'est à partir du roman d'Alexandre, écrit au 12e S. en vers de douze syllabes, que ce vers fut nommé alexandrin. L'alexandrin n'est évidemment pas de mise sur un site aussi avant-gardiste que Fulgures où s'expriment les meilleures plumes que le monde entier... Mais on peut s'en distraire.

catox   |2010-07-13 13:16:15
j'aime le premier couplet au fait, la pieuvre arpentant la plage, c'est joli

Réponse de l'auteur :

C'est toujours ça.

Jones  - Courageuse autocritique   |2010-07-13 20:55:37


Courageuse  autocritique de la part d'un écrivain encore plus nul en vers qu'en prose - et j'espère qu'on en finira avec cette mode stupide - mais   qui hélas ment comme un arracheur de betteraves :

"Des vers sous le joug de son style pompier"

Comp tez et recomptez, m'sieurs dames, vous aurez beau tricher : cet Elliautoutrin n'en fait qu'onze, de vers...

Comme quoi, Georges est un vrai faux poète.


Réponse de l'auteur :

Comment pourrais-je sacrifier une syllabe dans un alexandrin ! Les douze y sont sans conteste. Simplement s'y rencontre une diérèse : pi-ed. Par contre, je reconnais à ma courte honte ne pas avoir respecté l'alexandrin régulier : 6/6. Nous avons 5/7. La césure n'est pas à l'hémistiche.

Georges Elliautou   |2010-07-14 13:11:09
Je rectifie : pom-pi-er. De toute façon je me congratule chaque matin, à mon réveil, de n'être point un poète. Et pas en me rasant, parce que je suis un barbu.
La barbe ! parfois me dis-je en me regardant dans la glace.
Et nul faux prophète ne saurait me contredire !

PS : Bon, l'erreur est humaine, miss Jones. Néanmoins, une courageuse autocritique de votre part...

Jones  - La mauvaise foi du mauvais poète   |2010-07-14 15:10:04


Evidemment, si l'on trouvr trois syllabes à pompier, il n'y a plus qu'à tirer son échelle.

Mon cher Georges, je vous savais mauvais poète, mais de bonne foi.

Si vous  ajoutez à la somme   de vos médiocrités, celle, impardonnable, d'être faux-cul et menteur comme un  arracheur  d'andouilles, je  vais finir par vous considérer comme un minable Albert.

Vous méritiez mieux.


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