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et contre tous
J’étais à peine arrivé sur la plage qu’une foule de charmantes créatures, nues comme au sixième jour de la création il y a de cela six millénaires ― le septième jour étant réservé comme chacun sait au repos du Créateur ―, qu’une foule de charmantes dénudées, disais-je, se précipita vers moi. Il n’y avait que du premier choix. Ce fut une femelle faite au tour qui l’emporta. Elle avait la chair si harmonieusement répartie et un épiderme d’un tel velouté que je l’enlevai sur mon fringant coursier vers un Ailleurs où personne d’autre que nous deux se pâmerait sous la caresse.
(― Qu’est-ce qu’il attend pour nous en donner l’adresse. ― L’adresse de quoi ? ― De l’ailleurs, bien entendu. ― Le prenez-vous pour un simple d’esprit ?! ― Comment peut-on être si égoïste alors que se débattent dans les pires traverses les humains ! ― Ne méritent-ils point de se débattre dans les pires traverses ? De ne pouvoir se défaire des rets qu’ils ont eux-mêmes tendus ? ― Que faites-vous des innocents ? Et ils sont multitudes. Pourquoi devraient-ils subir les crimes des nantis, des privilégiées ? ― Pour ces déshérités est réservé un Ailleurs où durant l’éternité ils baigneront dans la félicité. ― Voulez-vous parler du paradis ? ― Du Paradis. Oui monsieur.)
Je me suis empressé d’aller corroborer cette assertion. Je suis donc parti vers cet Ailleurs fabuleux. Si jamais je le trouve, chers lecteurs, je vous en enverrai une vidéo à travers le vide des espaces infinis.
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