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J'ai dans l'âme tout ce qu'on y a bourré, rien de plus, il fait très chaud cet été et John alors déboutonne trois boutons de chemise et arrache un patch collé sur l'épaule.
Ensuite il s'allume une cigarette. "J'arrive pas à tenir trois heures sans putain". Il me dit ça et tire une énorme bouffée. Ca marche pas les patchs. Il crache pour donner de la force.
Puis on s'adosse à la paroi du chateau d'eau et une camionette passe sur la route ainsi qu'un engin agricole. On transpire malgré l'ombre verticale du béton blanc.
Je suis fatigué John. Mes paupières sont comme deux rideaux de fer. John écrase son mégot au sol et cherche un endroit pour coller le patch en dessous de sa chemise. Il s'énerve ça se voit aux trépidations de sa main. Il fait un pas de coté et me regarde en plein dedans.
On bosse trop ici. Je la sentais pas ton idée de venir ici. C'est paumé. Et puis c'est crevant tous ces tuyaux. Ce système d'irrigation qu'il faut maintenir, la rouille, la flotte, putain. J'en ai marre merde. Et ce qu'il fait chaud nom de dieu. Il se remet à l'ombre du mur, collé à la paroi pour trouver un peu de fraicheur.
John sort une cigarette qu'il allume brutalement.
Une camionnette, la même que tout à l'heure, apparait sur la route au loin. Elle revient au ralenti, on voit la trogne du chef, monsieur Roussel.
John? Ton pach? Tu le retires pas? Ta gueule. Et il crache.
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