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Pensée d'amour à la Albert Cohen, recette poétique |
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Ingrédients :
- Un invité à la pensée fraîche du matin - Une boîte de cigarettes Abdoulla (en chocolat) - Un secrétaire - Quelques pincées de sourires confits - Un bon briquet caramélisé (or) - Un fauteuil tendre, bien fait
Préparation : 15 minutes, cuisson : 45 minutes (et des poussières d'étoiles).
- Prendre dans le secrétaire la boîte de cigarettes ayant reposé toute la nuit - Se diriger délicatement vers l'invité frémissant, mais sans le laisser bouillir - Mélanger sa pensée fraîche du matin « pauvre chérie » à la douceur vanillée de son regard sur vous, yeux baissés - Lorsqu'il commence à prendre forme sous vos doigts légers, ajouter une petite pincée de sourire confit, à discrétion, et poser devant lui la boîte d'Abdoulla - L'ouvrir délicatement - Le laisser prendre la cigarette sans accrocher au fond (le chocolat doit rester moelleux) - Faire flamber à l'aide du briquet que vous aurez au préalable caramélisé d'or (celui qu'il vous a offert le premier soir, impérativement !) - Enfourner, être heureuse de votre préparation - Aller vous reposer dans un fauteuil bien fait pendant qu'il prend forme et se dore, croiser vos jambes, vérifier votre tenue d'hôte Poétisez - Lorsque les 45 minutes sont passées, sortir sa pensée « je t'adore » du four, apprécier le tendre de la pâte, la finesse de la pensée, et laisser reposer un moment, avant de déguster.
Il est cuit. Il est prêt. Poétisez !
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