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vous mendierez des nouvelles
Il faisait un temps de chien. Le mien, de plus, avait mal à la patte, l’antérieure droite. Je dus me satisfaire d’un chocolat au lait que j’offris également à mon fidèle compagnon. Il le refusa parce qu’il n’était pas assez sucré.
(― Voyez comme la bêtise est insondable ! La pauvre bête fut privée de chocolat au lait par défaut d’analyse de son indigne maître.) ((― Je vous suis très bien. Et me contriste mêmement. Car enfin, comment n’a-t-il point pensé à sucrer davantage le chocolat au lait !?)) (― Nous ne sommes quand même point en pénurie de temps de guerre, que je sache. Ce ne sont pas les denrées alimentaires, dont le sucre, plus particulièrement, qui font défaut…)
Au contraire ! C’est là où ils se trompent tous deux. Les produits de la terre nourricière, et surtout le sucre, sont en voie de disparition. Il est pour ainsi dire miraculeux qu’il ait pu offrir à son estomac belliqueux, ainsi qu’à son fidèle compagnon, du chocolat au lait peu ou prou sucré. Que son fidèle compagnon refusât le chocolat parce insuffisamment sucré prouve bien que l’homme est le top de chez top de la création. Énorme ! vous exclamerez-vous. Eh bien non.
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