Ils avaient l’habitude de venir là Personne ou presque ne savait ça Ils avaient leur table du fond Prenaient chacun un Picon Et se regardaient en buvant Lui et elle, en impossibles amants Même père même mère Même après l’enterrement
Loustal dessine, mais jamais rien d'anodin, tout juste du quotidien qui nous fait "tiquer", ensuite on peinturlure un peu n'importe quoi... et on se demande : quel est le "poids" de Loustal dans tout ça ? Une bonne expérience. Je pense que Loustal nous laisse le choix des couleurs mais fixe initialement les tons. ;o)
Tu nous fais huit petites lignes en regard de l'autre, Loustal, et voilà que l'histoire laisse échapper ses petites odeurs d'arrière-salle et de fond de vies !!
Réponse de l'auteur :
Loustal et Hopper sont semblables à ce point de vue : des initiateurs d'histoire. On pense leurs peintures figées, elles ne font que nous lancer... où ? Peu importe ! ;o)
On dit toujours que "le silence en dit long", plus encore intéressant d'essayer de donner la voix aux silences. Voire même, des cris peuvent être de vrais silences... mais là je ferme ma gueule... ;o)