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Fulgure-pub pour un blog
Boule d’électrons à faible charge. Plaques et lignes de fer horizontales. Gare de Tramway numéro 3. Nantes en panneaux phosphorescents du haut d’un troisième étage. Poitrines et torses pliés à 6h du matin. Ployés tournés soudoyés vers une destination. Haletants. Nantes en pleines silhouettes au lever du soleil. A quoi pensent-elles ? Bordel, à quoi peuvent-elles bien rêver ? Un avion décolle à 400km/h. Je suis tordu, couché dans mon lit sur le côté et je regarde l’A 320. Pleins phares malgré la lumière rose du matin. Pleins phares. Amorce son immense courbe et s’envole vers le Sud. 600 km/h. Mes yeux s’attardent sur le vide qu’il a laissé. L’antimatière clignotante derrière lui. L’aspiration. L’avion est devenu un rêve à présent. L’Afrique, pourquoi pas ? Je tords l’oreiller en deux, écrase mes cheveux dans la toile, écroule mes paupières, j’écoute. Serre les poings. Bande mes cuisses et laisse aller. Soudain ne pas essayer d’être fort, s’observer. Oublier. Obtempérer quand on vous dit qu’il vous faudra du temps. Interné. Il vous faudra du temps pour aspirer à nouveau. Chercher, trouver. Beaucoup de temps passé, couché sur le côté, à écouter. Gorge déployée, inspirer, expirer, avec le diaphragme, tracer les contours de votre quête. Espérer. La poésie, pourquoi pas ?
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