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La route des Baïsses en fin de matinée Avec son ciel bleu jean... Pour la route.
Aujourd’hui La voix des gens, doucement Pour ne pas secouer la souffrance Quand une grande caisse claire voyage de main en main Quand le benjoin et l’encens traversent les pierres Des avions au-dessus de l’étang partent vers le sud C’est tout Leur bruit se mélange à l’Ave Maria Marie, c’est une route de terre vers l’étang, à vélo On a chaud, on est bien, et elle nous attend Un port, la ville, des fleurs, des visages saoulés de soleil Et la meute des souvenirs partagés Qui font éclater nos rires comme des diamants minuscules Dans le marbre et la lumière d’un avril Sur la route de mon amie.
19 avril 2010
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