|
L’union des générations contre les écarts de conduites
Un jour une vieille femme du nom de Hermina Thaur, retrouva sa voiture calcinée. - Bah, se dit-elle ce n’est qu’une voiture tout de même ! Quelques jours plus tard, elle acheta un nouveau véhicule qui sentait bon le plastique neuf. Elle était heureuse mais se raisonna : Ce n’est qu’un amas de ferraille, bien utile certes, mais incapable de la moindre affection. Bientôt, un petit fils qu’Hermina ne voyait jamais eut vent de la nouvelle et s’empressa de rendre visite à sa grand-mère. Elle le vit tous les dimanches durant un mois. Il prenait un thé en sa compagnie. La conversation se limitait à de brèves remarques sur le temps qu’il faisait. Enfin, le petit fils osa lui demander : - Tu ne te sers pas de ta voiture le samedi ? - Pas souvent. - Parce-que, tu sais, j’ai le permis. - Déjà ? - Mais oui, on te l’a dit à Noël ! - Oh, c’est très bien. - Tu pourrais me prêter la voiture, ce week-end ? - Pourquoi tu ne demandes pas à tes parents ? - Ils en ont besoin… - C’est pour aller où ? - Danser. - Danser où ça ? - Sur la côte. - Alors je peux t’y emmener, je dors si peu… C’est ainsi qu’Hermina conduisit les jeunes tous les samedis, de boîtes en fêtes dans tout le pays. Hermina adorait vivre ces nuits. Le plus souvent elle attendait dehors, observait le ciel, respirait les étoiles. Elle se laissait aspirer par la route, cernée par les rires, quelque chose en elle s’était enfin adouci.
|