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Tout cela ne m’inquiète plus, je vais vous dire, et vous garderez mon malheur pour vous ou bien vous le grignoterez comme un cœur rance. Je plaisante, tout cela ne m’inquiète plus : Un homme, une petite fille dans ses bras, traversant au passage piétons juste devant moi et me lançant un long doigt d’honneur, un long doigt d’honneur et je souris. Une plainte contre moi, quelques années de prison. Un maître zen m’enseignant la folie. Quatre murs, mes pieds qui cognent, la ferronnerie de mes sentiments à certains moments de la journée, poche glacée qui adhère au front de la grosse blonde balançant ses poubelles à la circulation qui s’accélère. Il est midi sous mes fenêtres. l'Autre, c’est une jolie fille presque transparente de grâce, mouvements amidonnés, pores liquides, buste et visage tachés de sérieux, forcément égoïste elle ne se suicidera jamais. Un ange, une garde-robe - une pieuvre, un compte en banque - un silex, une réputation. A traverser la vie en mort, on gagne le fantôme du bonheur, je me dis, et mon amour est une conne alors je suis heureux. Je me lève et me coule dans les quatre murs.
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