|
The silence spreads like a sea around our slackening voices...
C’était le Mali, In Africa and the Desert. Imidiwan. Le moment trempait ses doigts dans la poussière d’un chant, le soir. Des touristes européens attendaient aux douches, plantés dans le sable, au milieu du karavan-hôtel qui faisait le plein de bougies pour la nuit. Peu à peu, elle s’ensablerait, comme l’eau des douches aux planches disjointes. Et moi, j’attendais. Je sentais la lumière de là-bas me couvrir de son voile depuis loin, au moins la nuit des temps. Je pensais au Mali, et carrément à l’ouest, à la Mauritanie. Son océan. Souffrance, pauvreté, pierres et désert. Un rythme, pourtant, à travers des milliers de miles, commençait à percuter mes tympans et le lobe de mon rêve. Je me disais « Là-bas ». Et je dansais avec ce que nous apprenons au fur et à mesure des châteaux de terre et de patience qui s’effondrent, et je me persuadais « Un jour ». Le rendez-vous était pris. Au Mali.
|