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" Et si nous méritions mieux que le bonheur " Hector Berlioz
Pour ne pas laisser les broussailles étouffer les fleurs !
Elle était entrain de se noyer. Elle le croyait. Elle le sentait ... Alors, elle est revenue chercher les mots, ceux qu'il avait écrit, ceux qu'il lui avait offert, comme on donne à boire à celui que la soif assèche, et dans un éclair, tout lui fut révèlé. Cette source infinie était toujours là, coulant joyeusement sur son lit de cailloux, avec l'odeur moussue du sous-bois suspendue à son rire. Un trésor à ciel ouvert où puiser et se désaltérer sans craindre les lendemains. Comprendre et deviner que rien , jamais, n'est perdu. Que rien ne manque à celle qui accueille, à celui qui aspire à suivre le vent. Que tout demeure au fond des yeux, au bout des doigts, pour peu qu'on ne l'oublie pas, qu'on ne le laisse surtout pas mourir par inadvertance et qu'on sache le rafraîchir au coeur de sa brûlure, le raviver au bord du tombeau en le relevant de sa propre poussière.
Et voilà que la gratitude remplaçait l'aigreur. Elle pouvait à nouveau s'ouvrir au flot du devenir et laisser couler l'eau claire et légère du temps, gorgée d'une reconnaissance qui chantait profond, loin, fort.
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