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Le calme après la tempête |
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devant le juge...
― Je voulais dormir, mais je ne sais trop pourquoi ma charmante épouse me tripota, monsieur le Juge. Nous venions de convoler en justes noces le jour même. Elle alla jusqu’à me couvrir de son corps de déesse, cherchant obstinément mon zizi que je tentais avec un certain succès de dérober à sa main de velours. Puis celui-ci grossit et durcit, m’obligeant à me poser la question sur ma conformité physique. Que m’arrivait-il ? Cette difformité allait-elle perdurer ? Étais-je soudain devenu monstrueux ? Et pourquoi insistait-elle pour mettre cette chose de chair dans son bas-ventre ? Voyez, monsieur le Juge, l’extrême difficulté que j’avais à me tirer de cette fâcheuse situation, tant mon épouse adorée semblait perdre tout contrôle. Elle s’agitait comme s’agitent sans doute les damnés dans les flammes éternelles, me suppliant de pénétrer en elle sans attendre. Il me fallut la calmer. Je lui portai un fort coup de poing sur son visage de madone, lui brisant quelques-unes de ses dents de perle. Elle s’agrippa alors à moi, me serrant fortement dans ses bras, collant son ventre contre mon ventre, agitant violemment sa somptueuse chevelure en poussant un hurlement de douleur. Il me fallait la faire taire afin de ne point déranger les clients de l’hôtel où nous passions la nuit. Je couvris alors son adorable tête d’un oreiller et appuyai suffisamment longtemps pour que ne bougeât plus son corps merveilleux. Et puis ce fut le calme après la tempête, monsieur le Juge.
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