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à tous
Après avoir lu ce magnifique auteur, nous pouvons allez nous rhabiller, nous autres, les petits. Quelques brèves citations de ses écrits nous laisseront anéantis. Jugez par vous-mêmes :
« Le petit chat, celui que ma maman n’aimait pas et que j’adorais, n’est pas mort. »
― Ne voyons-nous point ici poindre l’absolu ? C’est la vie, l’amour, la mort. Comment en ces quelques mots suggérer davantage ? Impossible. Voilà ce qui sépare L’Écrivain du plumitif.
« Je ne sais pas si de ne pas voir le facteur aujourd’hui ne nous aveugle point sur notre destin. »
― Il y a-t-il un possible dépassement dans l’expression philosophique du sort commun ? Je ne le crois pas. Tout est inscrit dans la force de cette anecdote. Cette forme purement négative signifie bien, au-delà des multiples correspondances, la solitude et le tragique de notre condition.
« Bonjour Madame. Si vous voulez bien vous donner la peine de monter chez moi prendre une tasse de thé... »
― Ici, nous sommes dans un registre plus léger, primesautier. Ce qui révèle les multiples facettes du grand écrivain qui peut se permettre quelque fantaisie sans nuire aucunement à son génie.
Que devenir devant tant de splendeurs ? Battre son épouse et ses enfants ne serait pas une échappatoire convenable. Mieux vaut se satisfaire de son humble condition de lecteur. Et d’adorer en silence celui pour lequel il a valu se donner la peine de naître. Aurons-nous un jour l’incroyable bonheur de se prosterner à ses pieds ?
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