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Où il est question d’une fausse blonde |
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entre deux amis de fraîche date
― D’abord ma femme, elle est pas blonde ! ― D’accord, d’accord. Mais elle est conne. Il n’y a pas que les blondes qui soient connes… ― D’abord ma femme, elle est pas conne ! ― Bon, bon, on se calme. Ta femme n’est ni blonde ni conne. D’accord ? ― C’est ça. Ma femme, c’est pas une conne. ― Et ce n’est pas une blonde… Mais alors pourquoi se teint-elle en blonde ? ― Quoi ? ― Pardon. Pourquoi est-ce qu’elle se teint en blonde ? ― C’est parce qu’elle est plus sexy ainsi. ― Sexy ainsi… Joli ! ― Tu te moques de moi… ― Pas du tout pas du tout ! Résumons. Ta femme n’est ni blonde ni conne. Mais elle se teint en blonde. Ne vois-tu point ici une contradiction à partir du postulat : blonde égale conne ? ― Quoi ? ― Si les blondes sont des connes, ta femme, même si elle n’est pas conne, le paraît. ― Quoi ? ― Paraît conne sans l’être, puisqu’elle est brune naturellement. Encore que les brunes… ― Tu peux répéter. Et d’abord, qu’est-ce qu’elles ont les brunes ? ― Je dis que les femmes, qu’elles soient blondes ou brunes, sont stupides le plus souvent. ― Ma femme, elle est pas conne ! Tu essaies de m’embrouiller. Elle est même très intelligente. La preuve, elle m’aime. ― Ah, si elle t’aime… Évidemment… Encore que l’amour convienne aux femmes qui n’ont guère d’autres préoccupations. ― Ah ! tu vois. Qu’elle m’aime est bien la preuve de son intelligence. Parce que les hommes, c’est intelligent. ― Sans nul doute. Tu viens d’en faire la brillante démonstration. ― Quoi ?
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