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Le refus Le marchandage La dépression La recherche d’un coupable
L’acceptation.
Je voulais juste qu'on se pose, dans un bar glauque, sur un arbre couché ou sur un banc d'amoureux. Qu'on se prenne une Blanche ou une Corona, pas la tête. Qu'on cause à bâtons rompus, avec du temps, sans être interrompus par un tracas de vie, ou l'autre, qu'on ait le temps de deux ou trois roulées appaisantes.
Mais j'ai arrêté d'être drôle et je ne suis toujours pas devenu intelligent, alors y'a pas de créneau pour moi, y'a que des blancs à combler, je n'ai qu'à deviner.
Je voulais juste prendre le temps de comprendre, que tu me regardes dans les yeux et que tu me dises à quel point je suis détestable, j'aurais compris, je crois, j'aurais voulu que tu m'expliques à quel point on s'est gourrés, avec des mots, peut-être un semblant de tendresse, et puis je t'aurais remerciée pour tes années gâchées, et m'en serais allé.
J'ai fermé les stores, le gaz, le frigo, ma gueule et tout ce que je pouvais fermer. Je suis sorti, j'ai tourné la clef dans la porte, je l'ai posée sous la jardinière. J'ai traversé la cour pavée, elle brille d'une petite bruine, j'ai tapoté "les sept mercenaires" sur les boites à lettres rouillées du hall, à trois doigts, par habitude.
J'ai pris à droite dans la ruelle sans me retourner, j'ai remonté mon col et mis mes mains au fond de mes poches, un chien pisse sur le mur,
je voulais juste...
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