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« Passe passera la dernière la dernière Passe passera la dernière y restera… »
Elles s’amusent tant, elles dansent et font la ronde en riant. Leurs pas sont vifs et légers, leurs mouvements amples et déliés. Elles s’effleurent, se frôlent et s’enlacent. Elles se fuient, se retrouvent. Elles sentent l’herbe fraîche et les fleurs coupées.
Elles se croisent, s’entrecroisent, leur rythme s’accélère. Leurs mains s’attrapent puis se lâchent. Elles chantent maintenant, un chant grave et cadencé. La sueur perle à leur front. Leur parfum se corse. Elles se déploient, leurs cœurs battent plus fort, plus vite. Elle veulent davantage d’espace, elles veulent davantage d’air. Leurs gestes se désarticulent. Leur mélopée devient douloureuse.
La transe est saccadée. Elles veulent sortir, elles tournent en rond. Elles trépignent et fulminent. Elles se cognent, s’entrechoquent. Elles hurlent. Elles frappent et lacèrent les murs de leur prison, elles déchirent et griffent les parois de mon crâne. Et moi pour les faire cesser je tape, encore et encore ma tête contre le sol.
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