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Extrait d'une nouvelle blogée "Immeuble Kaspar"
« Où ? » elle m’a fait en vérifiant dans tous les rétros. « Regarde de ce coté, c’est la pluie, c’est presque noir ! Tu vois ? Par là, c’est plein soleil, juste ce bébé nuage là haut, et la route elle passe exactement entre les deux ! » Le contraste était hallucinant, sur ma gauche, des noirs profonds, grossiers, peints aux doigts, des nuances de gris qui s’emmêlaient en rouleaux avec au fond la pluie qui traçait des coulées verticale, tendant des filets de vapeurs entre ciel et terre. Tout ça formait un magma obscur qui pesait sur la clarté, l’écrasant jusqu’à en faire, à ras de terre, un concentré luminescent qui envoyait désespérément des rayons fuyant dans tous les sens. Un pas de dieu dans une flaque de lumière je dirais.
A droite, c’était l’été. Le grand soleil et un minuscule nuage, une brebis égarée dans un pâturage bleu. Des tas d’oiseaux de toutes espèces s’étaient refugiés du bon coté, ils se déplaçaient en escadrons et envahissait les pylônes, les toits de fermes, les câbles du téléphone, j’ai vu un château d’eau dont la terrasse était aussi pleine qu’un stade un soir de finale, ils s’étaient tous installés, attendant la suite du spectacle.
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