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(Massacre de la) Saint Valentin oblige…
Entre le moment où il ferme la porte et celui où il se retrouve au milieu du couloir, pas loin de chez elle, il s’est vidé totalement de son bon sens. Bon sang ! Qu’est-ce qu’il fout là ?
Tu vas y aller, dis… taper à sa porte, lui dire ses quatre vérités -les tiennes- dis, tu y as passé toute la nuit et celle d’avant, et celle d’avant. Tu y as pensé mille fois et plus encore, et plus encore.
Tu croises la concierge, madame Soleil, avec son air de se douter de tout. Plus que quinze pas, vas-y, vas-y… faut pas…
« Admettons que vous vous trouviez à une dizaine de mètres d’une cible et que vous soyez muni d’un arc et d’une flèche. La flèche part. elle va d’abord devoir parcourir la moitié du trajet (cinq mètres) en un intervalle de temps non nul. Puis, parcourir la moitié de la distance restant en un certain temps, puis encore la moitié du parcours, et ainsi de suite infiniment… Chaque trajet, de plus en plus court jusqu’à l’infinitésimal, nécessitera quand même un temps non nul. Ainsi la flèche n’atteindra JAMAIS sa cible. »
T’es là, planté au milieu de nulle part et, attendu que tu es nul en mathématiques et que ton bras ne mesure pas dix mètres… tu ne sonneras pas à sa porte. Bordel, Zénon avec ses paradoxes vient de mettre K.O. Cupidon en un round. Comme l’arbitre, tu comptes jusqu’à dix et tu rentres chez toi.
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