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Le métro est parti sans moi ! |
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bien qu’aujourd’hui soit jeudi
Le métro est parti sans moi ! À quoi bon rouler dans ce sombre tunnel si le seul qui est digne d’être transporté est laissé sur le quai, doit-il maugréer dans sa barbe.
(Là, nous avons un cas de douce démence. Et d’abord, est-il utile de préciser que c’est le métro qui maugrée dans sa barbe. Sans doute non. Mais par respect pour le lecteur qui n’en peut mais, je tiens à l’informer de l’intention de l’auteur ― qui est bon pour un établissement spécialisé où le dévoué personnel tente, parfois désespérément, de faire boire de la tisane de tilleul aux pensionnaires occupés à regarder un match de peoples à la télé.)
((Un match de peoples à la télé ! N’importe quoi ! On sait bien, depuis Adam et Ève, que les peoples abhorrent la télé. Qu’ils se refugient sur les hauteurs, laissant aux sages et aux indifférents l’usage de la vallée inondée parfois par un fleuve de larmes.))
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Quand il fait trop chaud, ou trop froid, je me dévêts, ou me vêts. Et quand il fait ni chaud ni froid, ça me fait ni chaud ni froid. J’espère bien me faire comprendre !
(Pour ça, on a compris. Je me demande néanmoins si ce qui vient d’être écrit mérite le marbre. Sans doute non. Mais je dois quand même en parler au Président. Car s’il n’est pas de mon avis, il me faudra commander en urgence un bloc de marbre arraché à sa mère, la carrière qui l’a vu naître.)
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