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à la demande générale…
― Te souviens-tu ? Il faisait beau ce jour-là. Nous allions, la main dans la main, sur la promenade longeant la plage. Il y avait ta maman, ton papa et ta tata qui nous accompagnaient. Tu étais revêtue d’une longue robe de drap épais tombant lourdement sur tes chevilles hélas dissimulées par des bottines. Un large chapeau orné de fleurs, de fruits et de petits oiseaux cachait ta somptueuse chevelure et ombrait ton visage de madone. Des gants de laine dissimulaient tes douces et fines mains dessinées pour la caresse. Nous étions heureux. T’en souviens-tu ?
(Je ne sais pas si elle s’en souvient. Ce que je subodore, par contre, c’est que l’auteur de cette nostalgie ne devait pas avoir de chapeau et que le soleil devait taper fort ce jour-là.)
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J’allais cueillir des cerises chez mon voisin, lorsque je le vis sortir de sa chaumière, en pyjama et un fusil de chasse à la main. En quoi l’intéressais-je ? m’interrogeais-je alors. Et c’est furieux de le voir venir vers moi que je lui intimai l’ordre de retourner se coucher.
(Le fit-il ? Nous avons ici un exemple pour ainsi dire parfait de construction tronquée d’un récit qui pourtant commençait à prendre belle allure.)
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