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De Grenade à Fès
L’Andalousie porte en son cœur un merisier greffé Passé l’hiver, au printemps prometteur De fleurs en frises, en arabesques tarabiscotées La pluie fait tomber les pétales en pleurs Alors, le soleil cherche son zénith en des terres plus arides Et, passé le printemps, aux portes de l’été En fruits mûrs, pleins comme une mosquée à l’Aïd Le Maroc andalou porte aux nues un cerisier recépé
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