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En Inde, au nom du sport on détruit des hommes
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Écrit par Claude Cordier
  
Ce jour, à Delhi, capitale d’une soit disant démocratie, le gouvernement poursuit un grand nettoyage des rues en vue des prochains jeux du Commonwealth.
Honte sur toi, pays de Gandhi, qui au nom de cette institution anglaise, ne respecte rien.


Cette mise au propre d’une ville, habituellement sale, polluée, puante, surpeuplée, bruyante et tolérée ainsi depuis des siècles, consiste à éradiquer TOTALEMENT l’image de la mendicité, donc de la pauvreté endémique.
La police ramasse les mendiants, les juge et les condamne à la prison, ainsi ils ne pourront plus encombrer les trottoirs.
La mendicité est une tradition millénaire en Inde, implicite dans la culture Hindouiste, donner aux pauvres assure un meilleur karma. Nombre de personnes âgées sans ressources, car sans retraite ni famille aidante, ne survivent que grâce à la générosité populaire.
L’Inde moderne croit balayer ainsi d’un trait son passé, ses coutumes et son incapacité à fournir à sa population des moyens de vivre noblement afin de montrer à cette fichue Mondialisation qu’elle aussi est une puissance aseptisée. Sauf que des SDF sans le sou résistent encore dans toutes les capitales occidentales.
La Chine a fait de même, pour les jeux Olympiques 2008, en rasant des quartiers de maisons anciennes, en repoussant des populations pauvres vers des lieux où les médias n’iraient pas.
Je cite :« Les Jeux du Commonwealth sont une compétition multisports où se rencontrent les meilleurs sportifs des nations membres du Commonwealth. Le programme des épreuves est comparable à celui des Jeux olympiques d'été, mais comprend également certains sports plus spécifiques comme le rugby à sept, le boulingrin (jeu) ou le netball. »
Au nom du boulingrin on rase gratis !


Commentaires
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nemson   |2010-02-02 11:18:09
Ce qui est d'autant plus stupide que ça ne trompe personne. Enfin rien de surprenant de la part d'un systeme sociale qui condamme une partie de sa population à la misere, donner aux pauvres à condition qu'ils restent pauvre...mouai..Touj ours aussi rigolo l'Hindouisme.

Réponse de l'auteur :

Cela ne trompe personne en effet, mais aucun des pays participants n'a protesté officiellement comme d'habitude.. Merci Nemson.

Georges Elliautou   |2010-02-03 10:30:33
Au nom du soit-disant progrés, qui provoque souvent des désastres culturels dans les pays en voie de développement, on détruit des îlots d'humanité au bulldozer.

Réponse de l'auteur :

Tous les gouvernants sont pourris, d'une façon ou d'une autre. Ce qui vraiment m'agace c'est cette volonté farouche des pays "émergeants" (de quoi ? de la merde ?, ce terme est bizarre, on ne peut plus dire pays pauvres ?)de ressembler aux pseudo grandes puissances politiques et à copier leurs m?urs. Un bon point pour Obama qui, bravant les autorités chinoise, a déclaré qu'il allait rencontrer le Dalaï-lama.

Romuald   |2010-02-05 14:34:26
c'est au nom du capitalisme , le sport est un prétexte ...ce n'est pas l'Inde en particulier c'est le business europasiamericano!

petit rappel : pas besoin de JO pour faire son footing ou faire des arabesques avec les bras, ouf !respirez, soufflez...

Viviane   |2010-02-16 15:17:49
Le pauvre dérange, il nous renvoie à nos propres mendicités, à nos envies de nous passer - enfin - de ce qui nous asservit.
Pour toi, ma soeur Hopi, ce vieux poème avec mes tendres baisers

Le ciel est resté vert toute la journée (un orage couve).

Les rues
petites brutalités
grumeaux dissous

Le ciel est resté ouvert
lui il est là
au même endroit
les yeux en " On verra bien "
les mains en "C'est comme ça..." et le corps échoué

seul
assis
entre pire et pire
un coin à l'ombre une vieille couverture un chien brave

la faim
qui l'attend comme une foule autour d'un manège
visible dans toutes les positions
et le clope qui pend

absent et terriblement là
il se dit "je " lui il n'a pas perdu le " Je "
lui il est sa raison profonde
c'est le détour qu'on fait qui l'en dépouille

Je parle pas couramment la vie et vous les trop pressés
vos pas s'enfuient toujours et ont le dernier mot
voilà ce qu'il dit son regard amarré au pavé
et pourtant quelque chose de lui
rentre dru son écharde dans le bruit
on dirait
pendant que l?été vibre

Viviane   |2010-02-16 15:18:53
Le pauvre dérange, il nous renvoie à nos propres mendicités, à nos envies de nous passer - enfin - de ce qui nous asservit.
Pour toi, ma soeur Hopi, ce vieux poème avec mes tendres baisers

 Le ciel est resté vert toute la journée (un orage  couve).

Les rues
petites brutalités  
grumeaux dissous

  Le ciel est resté ouvert
lui il est là
au même endroit
les yeux en " On verra bien "
les mains en "C'est comme ça..." et le corps échoué

 seul
assis
 entre pire et pire
  un coin à l'ombre une vieille couverture un chien brave

la faim
  qui l'attend comme une foule autour d'un manège
 visible dans toutes les positions
et le clope qui pend

  absent et terriblement là
 il se dit "je " lui il n'a pas perdu le " Je "
lui il est sa raison profonde
  c'est le détour qu'on fait qui l'en dépouille

Je parle pas couramment la vie et vous les trop pressés
vos pas s'enfuient toujours et ont le dernier mot
 voilà ce qu'il dit son regard amarré au pavé
et pourtant quelque chose de lui
rentre dru son écharde dans le bruit
on dirait
  pendant que l?é...http://www.v...

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