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Ça tient pas la route... mais ça vaut un bon casse-croûte, sans toutefois abuser de la bouteille.
Si je m’écoutais, je monterais sur un piédestal et jetterais sur le monde un regard de pitié. Mon cœur qui serait alors de bronze fondrait comme celui de la midinette qui revient du bal de la fête au village. Pourquoi son cœur fondrait-il, au fait ? Parce que le Gustave, le plus beau garçon du village, a dansé avec elle… Et qu’elle rentre à la ferme de ses parents, le sabot léger et la tête dans les étoiles – encore que le ciel se couvre de lourds nuages, et que cela n’est pas bon pour le foin juste coupé. Où en étiez-nous ?
Je n’ai pas encore retrouvé le où. Il est bien quelque part, que diantre ! J’ai entamé ce texte avec un message à transmettre aux foules avides de confort. Ça y est ! Je l’ai retrouvé. C’est un conseil pour la jeune et jolie paysanne qui revient du bal de la fête de son village, le cœur en fête et le sabot léger. Il serait imprudent de sa part de fonder son avenir sur l’amour fou et croit-elle réciproque d’elle et de Gustave. Mais comme l’amour rend non-voyant, c’est aux lecteurs que je m’adresse. Qu’ils quittent sur le champ femmes et enfants, qu’ils partent sur les chemins de bitume ou de terre, qu’ils recherchent ardemment la jeune et jolie paysanne, que moi-même ai perdue au fil de cette écriture, pour la convaincre de ne point s’égarer dans les bras peu solides, amoureusement parlant, du Gustave !
Si je m’écoutais, je partirais bien aussi. Mais mon épouse m’a enfermé.
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