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ils se couchent terrassés et attendent sur le flanc sans saigner que passent les nuits confinées de leurs chambres
les rescapés ordinaires ne font pas d’éclat se murent dans les silences HLM écrasent les matelas d’une horizontalité mortifère et tremblent dans leurs univers confinés air confiné confiné un horizon écrasé de choses closes
les survivants ne dorment pas patiemment regardent fouillent le noir de l’univers de leurs faisceaux d’œil morte alors l’opacité épaisse se mire et résonne et gronde et tape dans l’ombre de l’ombre de la nuit noire
ils sont là allongés presque sans respirer tout un ciel aplati dans les chambres rampe et se terre glisse sous les sommiers des magnifiques survivants du matin qui cherchent les étoiles mortes là haut
quand vient l’heure les survivants se lèvent avancent et tournent au milieu des jours-heures-robot et quand vient l’heure le soleil froid les perce de cent rayons crucifiés puis quand vient l’heure coulent les sangs de joie dans les caniveaux pour se faire baiser enculer
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