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J’habite un village Les murs sont beaux, les haies taillées Une odeur de feu brûlé traverse les chemins Et les racines des anciens Trainent sur la poutre des cheminées Mais mes voisins sont pompiers ou aviateurs ou retraités Ils lisent tous le calendrier des postes Le Régional, Rustica et le Chasseur français Mais la poésie, dans le village N’existe pas
Des textes Underground reposent Pourtant Entre les pierres des murets Dans des endroits sacrés Ils dormiront jusqu’à transmutation Quand les racines des anciens s'y mêleront Une odeur de feu brûlé J’habiterai.
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