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Sont dans un gâteau.
Yaourt tombe dans la soupe. Qui sera le bouillon de la farce ?
Ce soir c’est soupe et yaourt ; soupe à volonté. Je limite, une seule assiette ; cette saloperie saturée céleri poireaux m’a bousillé les intestins avant-hier. Elle insiste, je résiste, elle me roule un oeil inquisiteur, je me lance dans l’éloge de la flatulence en milieu confiné, elle fait mine de comprendre. J’attaque le yaourt dégraissé en tendant la main vers la salière/poivrière. Quatre grains minimalistes de poivre, régime sans sel. Je crains le pire pour demain. Demain, quatrième jour. Le pire. Soupe, soupe et crudités. Demain c’est aussi inventaire au magasin ; vais être frais à compter les boites de cassoulets en rêvant de m’en taper une éclatée là par accident, froide, à même le carrelage, sans fourchette, à mains nues.
Ce soir c’est soupe et yaourt. L’avantage c’est la rapidité de la vaisselle, ça limite les frottis frottas involontaires dans l’espace U-boat. C’est pas comme du temps de la daube, voire de la blanquette, quoiqu’elle réussissait quand même mieux la daube, et son gratin Dauphinois, putain de céleri, salope de poireau. Une biscotte. Rien qu’une biscotte quand elle sera couchée. Avec un rien de beurre dessus, juste un rien, histoire qu’elle ne s’en aperçoive pas demain matin. Bon plan. Je mâche mon yaourt avec application.
Ce soir c’est yaourt. Yaourt total sur toute la ligne.
J’ai sa mère au téléphone qui me harcèle parce que je me serais jeté sur elle, l’aurais mordue au sang dans la fesse gauche, la plus charnue, la plus dodue...
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