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Une sorte de poésie (quelque-chose, etc...) |
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extrait d'une nouvelle bloguée, autant vous dire un chef d'oeuvre matinal.
Un brouillard dense et troué enveloppait le pré, la route, la forêt. Derrière il faisait beau. C’était une journée magnifique, elle s’imagina l’après-midi que ça allait pouvoir être une fois la brume désintégrée. En réalité, elle s’empêcha d’aller au bout de ses pensées à propos de cet après-midi, quelque-chose de trop beau flottait dans l’air, surtout ne pas gâcher ça. Elle se vit en train de conduire et regarder les chevaux dans le rétroviseur. Elle s’aperçut plantée là en plein cœur de la forêt humide, vitres ouvertes. 45 kilomètres et elle bifurquerait à gauche. Les 80 % d’eau qui composaient son corps se mirent en ébullition. L’instant palpitait, elle vit le trou aux côtés de Sébastien quand il se réveillerait en cherchant ses hanches à tâtons dans le noir complet et ça la fit sourire. Elle pensa qu’il valait mieux en rire qu’en pleurer. Il était 7h35 à l’horloge du tableau de bord et le brouillard n’allait pas tarder à se dissiper. Surtout ne pas vouloir être arrivée avant d’être partie se dit-elle. Elle redressa son torse sur le siège conducteur, fit jouer son cou, assura sa prise sur le levier de vitesse. 45 kilomètres et elle bifurquerait à gauche. Le plus bel homme de la terre se trouvait peut-être là-bas.
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