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- Accusée, levez-vous ! Ordonna le président du T.I.O., le Tribunal d’Instances Ordinaires. Jeanne obtempéra. Qu’aurait-elle pu faire d’autre ?
Elle avait immédiatement su, ce jour-là, qu’elle allait enfreindre la loi. Il était irrésistible, voyez-vous ? Elle ne résista donc pas à la tentation.
- Accusée, je vous déclare coupable des chefs d’accusations portés contre vous.
Elle discutait via le réseau avec cet homme rencontré peu de temps auparavant, à mille kilomètres de là. Depuis bientôt cent ans le réseau mondial n’avait cessé de croître et se ramifier, et un nombre impressionnant de personnes continuaient d’utiliser un bon vieil outil de chat pour discuter. C’est que cet outil avait un atout incontournable : l’anonymat physique. Cela faisait bien longtemps qu’il n’y avait plus pour le commun de internautes la possibilité de rester anonyme ; mais rien n’obligeait d’utiliser une cam 2D et encore moins une cam 3D, qui permettait de voir son interlocuteur sous toutes les coutures.
- D'accusé réception d’ADN, vous êtes déclarée coupable.
Elle avait récemment fait, sous le manteau, l’acquisition de cet orgue ADN bon marché, naturellement interdit. Elle l’avait couplé à son ordinateur, et l’analyseur d’ADN qui protégeait l’accès aux données informatiques de son irrésistible flirt avait fait le reste.
- D'accusé de lecture d’ADN, vous êtes déclarée coupable. Vous êtes reconnue coupable d’avoir synthétisé à son insu M. Michel Teyssedou, d’avoir constitué un clone et d’en avoir abusé sexuellement. Le Tribunal accepte donc la demande du plaignant.
Michel pu ainsi, à son tour, cloner Jeanne.
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