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Parce que cela ne se commande pas...
Madame Clairvoye avait de bonnes fesses. Quand elle écrivait au tableau, elle les agitait à tour de rôle. Pour faire bonne mesure, sans doute, elle s’était offert une nouvelle poitrine. Ses chemisiers à fleurs peinaient à contenir les intrus. Madame Clairvoye était mon professeur de français. Elle nous lisait Stendahl en lissant sa chevelure peroxydée. Ceux du fond de la classe ne la voyaient que de loin. En effet, elle se déplaçait très peu, par la faute d’une jupe trop étroite qui, en limitant le débattement de ses cuisses (qu’elle avait généreuses), gênait grandement ses mouvements à l’intérieur de la classe. Madame Clairvoye avait une peau orange, due à une consommation aussi excessive que compulsive de carotène.
Alors qu’elle nous lisait un passage de « Le rouge et le noir », je vis Vieljeux, sur ma gauche, deux rangs devant, brandir une petite sarbacane en bambou. Il souffla et une bille de papier mâché atteignit Madame Clairvoye au front. Je me levai alors que la classe s’esclaffait et me dirigeai vers Vieljeux. Je lui pris la sarbacane des mains et la lui enfonçais dans la bouche d’un coup sec, puis j’appuyais jusqu’à ce que ses yeux roulent dans leurs orbites et que du sang coula de son nez.
Parce que Madame Clairvoye, moi, je l’aime.
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