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Arrêt en gare du temps oublié |
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Le ballast au noyau de charbon, Le ballast de quartz au noyau de colombe, Au noyau de pêche, Au noyau de radium, Le noyau est perdu, Le noyau est perdu, le noyau s’est perdu.
Le temps l’a écrasé, L’a transformé en cendres, L’a réduit à sa peine, Et moi, je reste là.
Devant ces marchandises repues de bruit formé, Sous les antennes caténaires
Aux soleils réverbères
Qui s’endorment tragiques, Au droit rouillé des tôles poulailler, Où les traverses d’herbes folles Amusent les gamins blasés.
Sous le ciel azuréen absurde, Moi, je reste en triage, Et ma rage est plus pesante que le soir. Le noyau est perdu, le noyau s’est pendu.
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