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Ce soir je rôde je maraude je m’érode. Ma peau brûle sous la caresse de la nuit plus douce que bien des mains. Elle se souvient de tes mains grandes brunes qui m’enveloppaient m’enivraient m’existaient. Dans les rues de la ville souffle mes pieds ailés pour rien me portent dans le vide que tu laisses. Dans les rues de la ville braise les regards des ombres aux abois glissent sur mes seins dressés vers ton absence. Dans les rues de la ville glue les ombres aux abois me suivent puis s’effacent dans un désert d’indifférence. Dans les rues de la ville cendre je te cherche parmi les ombres aux abois. Tu es ce qu’elles ne sont pas. Tu es le vibrant l’indompté la colère. Ce soir je râle je m’affole je m’étiole.
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