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Regards épistolaires en chambre
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Écrit par Cavalier
  


Des rires de garçons,
Jouant au verger,
Résonnent incisifs
Sur deux yeux tendus
À la fenêtre ouverte,
En mille pétales de cerisiers.

Pas une miette n’est perdue.

Et deux autres en rêvent,
Les paupières en voiles
Au vent d’artimon,
Bercés par la mer.

Où l’odeur du printemps
Vide l’encrier,
Arrête le temps,
Sèchera la plume,

Aux instants de la tendresse,
À l’ancre des mots.


Commentaires
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Sylviane Kerivel   |2009-09-28 10:47:51
Hors siècle !
Délicieuse poésie, gracile, inventive et soyeuse, à lire les yeux mi-clos dans le parfum fruité et l'air agreste de ce jardin enchanté.

Réponse de l'auteur :

oui hors du siecle, instants d'avant. au clair de la plume...

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