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Langue de sable défendue par des boules dégrossies de pierres calcinées Langue léchée par les vagues atlantiques sournoises et entêtées Dessus, un alignement de palmiers timides et efflanqués Haussant leurs têtes échevelées pour voir Voir quoi ? Ce que le fort, bas sur pattes, n’aperçoit pas Et le ciel file ses nuages en alizés Et les canons gangrenés nous donnent envie de les enlacer De passage à Sao Tomé, trois marins égarés
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