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Un mari marri
Comme il fait beau, je me dis : « Tiens, si j’allais me rincer l’œil de quelques belles ? C’est la saison. Elles sont juste mûres, leur chair pulpeuse offerte aux mâles qui dévorent du regard ces beaux fruits à la peau veloutée… Profitons qu'elle ne soit pas là. Je trouverai bien une explication à mon absence. » Et je me dirige vers la plage où s’étalent de féminines nudités aux courbes ravissantes…
Sur le chemin qui m’y mène, je tombe sur mon épouse qui revient du supermarché. « Où vas-tu !? » qu’elle m’interpelle. Embarrassé, je lui réponds que je cherche Anne-Éléonore, notre « adorable » caniche femelle, qui s’est échappée du petit enclos de la villa où nous passons nos vacances. Mal m’en a pris ! Mon épouse, le visage altéré, me tend deux grands sacs bourrés de victuailles, m’enjoignant de me précipiter pour les déposer à la villa et de la rejoindre pour rechercher en tout hâte Anne-Éléonore.
Furieux de cette rencontre importune, je retourne à la villa. Anne-Éléonore bondit de plaisir, frétillant de la queue, joyeuse de me revoir si vite. Les sacs laissés dans la cuisine, je m’empresse de jeter Anne-Éléonore à la rue, la chassant à coups de pierre… Puis je rejoins mon épouse afin de courir la station balnéaire à sa recherche. Je lui suggère de commencer par la promenade qui domine la plage d’un mètre ou deux…
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