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Chère voisine ou le silence des mots |
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Que reste-il après l'absence....
Chère voisine,
Depuis début août vous êtes en vacances, je reste seul chez moi avec mes silences et sans vos bruits. Oui, j’aime entendre vos mots qui claquent sur votre parquet quand vous rentrez de vos nombreux voyages à l’étranger. A les entendre, moi qui reste à l’ombre des pages, j’imagine vos horizons, si divers, riche et bigarrées. Je sens que vous aimez les autres, les différentes cultures du mot, que le style compte. Un jour, moi que personne ne remarque, vous m’avez encouragé à vous suivre sur les feuilles blanches de l’écriture. Quelquefois je scrute votre appartement à travers mon judas, quand mon désespoir devient trop fort je colle mon oreille à votre mur, et si je me concentre nos anciennes conversations me reviennent. Pourtant tout le monde est gentil avec moi dans ce nouvel immeuble, me commente, m’écoute attentivement. Et vous, pourquoi ce silence de mots ?
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