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SI ON VEUT ÊTRE ECRIVAIN
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Écrit par Mireille
  
Que pensez-vous de ce que dit Bernard Werber (auteur des Fourmis), à propos de l'écriture ?



Sa conception de l'écriture :

1. « Si on veut être écrivain, c'est pour régler un problème. Cela fait faire l'économie de vingt-cinq ans de psychanalyse. »

 2. «Ma source d'inspiration, c'est le journal du matin et la bêtise humaine



Commentaires
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Hervé G.   |2009-08-20 16:04:58
Ça pourrait correspondre à deux visions bien différentes de l'écriture (sur soi ou à partir des faits divers)... ou bien faire coincider les deux points comme l'a fait Le Clézio avec "La ronde et autres faits divers".

Main tenant, mon avis sur la conception de Weber... hum... ça peut le faire, oui, sans aucun doute.

La différence entre les écrivains ? L'intensité ou le déchiffrage de la "teinte" psy de l'auteur sur ses textes...

Un auteur, un écrivain... ne sont pas des machines, DONC, leur personnalité intervient forcément dans leur écrit !


Pour les faits divers et la bêtise humaine, traditionnellement, c'est une source sans fin dans le monde occidental (voire franco-français). Pour pondérer cette approche, il faudrait étudier ce qu'il en est dans d'autres zônes du globe... les pays asiatiques, par exemple.

En tout cas, un bon et beau sujet de réflexion, merci Mireille !

;o)

Mireille   |2009-08-21 13:53:07
C'est vrai, Hervé.

* D'un côté, Werber parle du désir d'être écrivain et du soin que ça apporte à ce même écrivain.

* Dans sa seconde phrase, en revanche, il parle du terreau, de l'outil documentaire qui va servir à écrire ; on est donc déjà plus dans le "travail" d'écriture, l'atelier, en quelque sorte (faits divers etc. comme "matière" à travailler).

Utilis er les faits divers pour écrire des histoires, de la fiction, du noir etc. va dans le même sens qu'utiliser sa propre expérience, son vécu. On part d'une "matière" qui existe, qui est vérifiable ; ensuite, on peut toujours faire travailler l'imagination pour façonner une fiction mais le départ est la réalité, les faits réels.

D'autres méthodes d'écriture partent de l'imaginaire (c'est beaucoup plus casse-gueule, à mon avis mais ça marche, on va chercher des exemples ?
Certains Boris Vian ?
Certains genres littéraires comme la SF, l'horreur et non pas le genre Fantastique qui, dans les règles de l'art, doit partir d'un terreau réel qui va être perturbé par autre chose : à voir pour cela l'excellent roman de Bram Stocker "Dracula", qui est le journal très terre à terre de Mina)).

Partir de l'imaginaire pour raconter une histoire est plutôt de l'ordre de l'enfance : c'est le moment où on construit en inventant. L'adulte ensuite a plus de difficultés à partir de l'invention pure, je crois.

Partir de faits divers est particulièrement utile si on veut écrire polar et roman noir : ...

Mireille   |2009-08-21 13:56:38
.../... Suite !

C'est un vivier d'idées.

Utiliser la bêtise universelle est une matière qui n'est pas prête de manquer. En fait, un bon écrivain est aussi quelqu'un d'attentif à ce qu'il voit, entend... c'est un curieux de la vie et des autres. Sûrement un voyeur aussi, parfois.

Dans la culture orientale et arabe, notamment du côté des contes, on trouve le personnage de Nasr Eddin Hodja (on y utilise la bêtise humaine avec humour, pour enseigner une philo de la vie).

Nasr Eddin Hodja est un personnage mythique de la culture musulmane qui aurait vécu en Turquie, à une date indéterminée entre le XIIIe siècle et le XVe siècle. Sa renommée va des Balkans à la Mongolie et ses aventures sont célébrées dans des dizaines de langues, du serbo-croate au persan en passant par le turc, l'arabe, le grec, le russe et d'autres.

Son personnage s'est fondu à celui de Joha (au Maghreb) Jha, Djha ou Djouha. Le personnage de Joha (en Égypte il s'appelle Goha, en Turquie il s'appelle Nasreddin Hoca (prononcer Hodja)) préexistait à celui de Nasr Eddin Hodja sans que l'on puisse clairement déterminer l'origine de ce personnage ingénu, faux-naïf, coquasse, du monde arabo-musulman. En Iran, on l'appelle Mollah Nasreddin et en Asie centrale Appendi (du turc efendi : monsieur), mais ce sont toujours les mêmes aventures que l'on raconte à son propos. Ses histoires courtes sont morales, bouffonnes, absurdes ou parfois coquines. Une partie importante d'entre elles a la qualité d'histoire/enseign...

Mireille   |2009-08-21 13:57:32
.../... enseignement car elles mettent en lumière la bêtise humaine. (sources Wiki :o)

Je n'ai plus le temps de continuer, je dois partir à l'instant !

Sylviane Kerivel   |2009-08-23 21:28:32
Ah, dommage, j'étais déjà partie chevaucher l'aventure et l'exotisme !!

Réponse de l'auteur :

Toujours le problème du temps qu'il me faut. Apprendre à être rapide comme une fusée, j'aimerais. Merci Sylviane :o)

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