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En mémoire de ceux qui ont souffert et qui souffriront éternellement
J’ai mal dormi, mes voisins ont fait du bruit toute la nuit, mes cauchemars ont été entrecoupés de cris et pleurs d’enfants. Au début je m’en voulais de les haïr en les croisant, observateur effrayé par ces fantômes aux mines blanches et émaciés. J’ai suffisamment de préoccupations, supporter chaque jour le fardeau de mon travail, avoir la force de supporter ma nourriture qui me cause tant de souffrances. Vous m’auriez connu autrefois, avant ce brutal déménagement, je croquais la vie à pleine dent. Je ne supporte plus cette promiscuité, je hurle de rage intérieurement la nuit en maudissant mes congénères de tant de bêtises et de méchanceté. Le mal à pour moi un visage humain, je n’ai plus que cette haine sauvage qui me tient debout, pour survivre une heure, une journée de plus à ce vacarme assourdissant. Oh mon dieu, ces cris ….ces pleurs ….arrêtez ….emmenez les loin, je vous en supplie. Le pire c’est ne de pas comprendre pourquoi je suis ici avec eux dans cette putain de baraque.
Témoignage fictif d’un rescapé d’Auschwitz
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