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Elle avait commencé par écrire. « Verser l’eau dans la pierre, un chat viendra. Accrocher les bambous au vent, le feu dedans » Puis elle avait cessé.
Pourquoi écrire, pensait cette femme en remontant la pente raide d’une rue aux nids de poules profonds. D’ailleurs, il lui arrivait de se prendre le pied au fond de ces foutus puits du diable dans lesquels aucun volatile, jamais, n’était venu risquer sa ponte ou son derrière. On ne le réparerait qu’à la saint saint-glinglin, ce maudit chemin. C’est bien ce qu’elle croyait, la femme. Et pour ajouter au malaise, la ruelle tournait et se tordait comme un linge trop sec contre les murailles poussiéreuses des maisons. Accrochée aux derniers remparts du village, elle s’achevait sous le soleil trop fort, à midi, comme une rivière de bitume. Ici personne. Seulement le bruit de la chaleur qui fendille les pierres.
Alors, redressant la tête vers le ciel blanc, la femme avait aimé l’inutilité de la lumière et celle de la pierre à chat qu’il fallait emplir d’eau, chaque jour, devant la maison. Elle avait aimé l’inutile subtilité des ombres mêlées aux rayons de soleil, entre les cannisses de la tonnelle, là-haut.
Elle s’était dit qu’un jour, elle n'écrirait plus un seul mot, jamais, tant ils risquaient de bousiller l'inutile et la lumière.
Et sous ses pieds nus, elle avait senti des grains de sable… qui commençaient à écrire.
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