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Y a-t-il de la poésie à prendre un train de nuit ? |
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Y a-t-il de la poésie à s’endormir à Madrid pour se réveiller à Paris ? Y a-t-il de la poésie à rêvasser au soleil en chute libre ? Et à la lune en équilibre ? Y a-t-il de la poésie à Irún sans frontière ni passeport ? Y a-t-il de la poésie à bailler à Madrid et à Paris aussi ? Y a-t-il de la poésie sous secousses et roulements métalliques ? Y a-t-il de la poésie l’air ennuyé devant la porte fermée des cabinets ? Y a-t-il de la poésie à rêver les yeux ouverts ?
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