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La mort de Mikael Jackson est comme une petite flaque de pisse en plein milieu d'un couvent. Quand tu marches le long des arcades, le soleil s'écroule profondément, tu merdes sérieusement sans trop donner le change. Et il y a des types qui comparent ça à la mort de Jim Morrison. C'est intéressant de les écouter, regarder leurs vidéos improvisées. Tu ne te ménages pas vraiment. Assis devant ta maison aux volets vides et ouverts, à te défoncer la tête du matin au soir. Maison impression blanche par dessus tout. Il y a une petite piscine remplie de mousse devant tes yeux, une chaise est penchée appuyée contre la table en plastique blanche. Tout à l'air sordide alors tu te mets à déambuler mais ce n'est rien comparé aux tremblements du matin. Agités de ventilateurs. Dancing rat pâle crevé. Des bestioles marchent dans les cloisons placopaltre, chantent who's bad, beat it, je ne leur fais pas tant confiance. Assis, souriant, je ne me confie à personne au fond. Tu vois sa tronche au bord à gauche de l'écran de l'ordinateur. Tu te rappelles que ta veste doit voler au vent. Il s'agit d'éternel quand tu marches comme ça ; pas comme ce soir où je crève finalement à force de descentes d'accords. J'ai l'impression que le manche ne sera jamais assez long pour aller si bas. Au risque de me répéter, je dirais que je suis pour un peu de style. Un peu de coeur, et d'arbres centenaires. Un peu de coeur, d'arbres centenaires. T'appelles ton tilleul Mikael Jackson et ça s'arrête là.
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