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Cette femme j’y pense la nuit C’est comme ça Encore Répéter et encore Encore et depuis longtemps Parce que c'est beau
J’ai l’impression que ça ne cessera jamais Qu’elle ne s’arrêtera pas, elle est si obstinée Par exemple je suis en bagnole pour nulle part J’entends des bruits des voix y a personne J’ouvre la fenêtre c’est le vent Je referme et la poignée coince et frotte et mes doigts se blessent C’est elle qui crie je le sais Ensuite je roule à 90 en saignant dans le village
Je ne rêve pourtant pas, Cette femme j’y pense la nuit Quand je respire Que je lise que je dorme elle revient Me caresse M’épouvante Ou me sourit Je préférerais qu’elle me flingue à bout pourtant Elle ne le fera pas Ca marche comme ça avec elle C'est une femme douce en définitive
Certains soirs j’abdique je m’apaise et ne me défends même plus Je suis étendu et vulnérable et fragile et suicidaire Je n’ai pas peur étendu sur mon lit Farouche dans la pénombre de la chambre et croc en jambe dans le destin Elle qui m’assiège en sourdine là bas, tout au fond, très loin sa course je l'entends je la ressens Elle, c’est une femme comme une technologie avancée Un bijou de l’infiltration exposé sur un marché de l'armement avec des gens autour
Je suis pris elle me suit on dirait une frégate dans mon sillage Mou et fatigué je m’y abandonne la nuit et le jour Cette femme j’y pense la nuit Le jour aussi Tout le temps, Je la laisse disposer de moi Me controler Et je dors à ses cotés en lui souhaitant bonne nuit Je me retourne alors sur la tranche Yeux ouverts je rêve d'ailleurs Avec elle
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