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Dans la grange durant l’orage |
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Un retour en arrière…
Gustave va mieux. Sa rencontre frontale avec Héraclès, le taureau, qui l’avait laissé un temps impotent, est du passé. Il a même pu faucher le pré, laissant Anne-Laure à d’autres travaux de la ferme. Les bourrasques avait bien un peu couché l’herbe haute, mais sa dextérité en la matière lui avait fait réparer de l’orage le réparable outrage. Le lecteur se souvient qu’ils s’étaient réfugiés dans la grange lors de ce même orage : Anne-Laure, ses formes somptueuses dessinées par l’averse soudaine, et Gustave claudiquant, appuyé sur une forte branche lui servant de béquille… Anne-Laure, qui s’était défait de ses vêtements rustiques – ceux de la défunte mère de Gustave qu’il lui avait donnés pour remplacer sa robe haute couture et ses talons aiguilles si peu adaptés aux travaux des champs –, lui avait demandé de la bouchonner avec une poignée de paille pour réactiver sa circulation sanguine. Il s’était empressé de répondre à ce désir exprimé fort civilement. Puis elle s’était rhabillée, le remerciant d’un sourire à damner un anachorète…
Gustave n’avait pas osé la prendre comme un charretier culbute une bergère dans un tas de foin. Il craignait trop la réaction d’Anne-Laure, choquée de le voir se conduire comme un malappris. Il le regrettait, s’accusant de pusillanimité. Mais il considérait trop cette dame de la ville que le travail de la terre n’avait pas encore suffisamment assouplie pour accepter les amours ancillaires.
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