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touchée, pas encore coulée ....
Je voudrais vous dire, je voudrais dire, je voudrais trouver un refuge, une halte, où je respire, où je me pose, où je suis moi, où les autres sont les autres, où tout est calme, où la violence n’a pas accès, où les gens ne meurent pas, où les gens ne pleurent pas, où j’arrête d’avoir mal, où je suis pas obligée de boire un coup pour monter sur la marche supérieure, où je peux sourire, où je sais que je suis en sécurité, où la guerre est un vain mot, où l’Iran n’est pas une dictature, où les chirurgiens arrêtent d’opérer de la viande, où le théâtre de la vie serait une douceur chocolatée, où les voisins arrêteraient de percer les murs, où les chefs n’en seraient pas, où les voitures n’existeraient plus, où elles seraient remplacées par des bus à air comprimé, où les gens qui chantent dans le RER auraient des dents, où ils arrêteraient de puer la vinasse, où les jeunes feraient des sourires aux vieux, où les vieilles arrêteraient de trembler, où les banlieues auraient des marchands de fruits et de pain, où les cliniques ne sentiraient pas la mort, où les chiens parleraient, où les enfants seraient heureux, où les psys ne feraient pas faillite, où la planète bleue ne serait plus en danger, où les ours blancs arrêteraient de se noyer, où on aurait des chaussures confortables, où le bruit de la Fête de la musique ne serait plus une étrange douleur…..
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